Commercialisation des céréales : Le RVCC fait le bilan de ses activités

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Le comité de pilotage du Réseau de veille sur la commercialisation des céréales (RVCC) a fait le bilan des activités réalisées par le réseau pendant l’année 2015. Il a dégagé les perspectives pour les prochains mois à venir.

Le comité de pilotage du RVCC organise périodiquement des rencontres pour jeter un regard rétrospectif sur le travail accompli et évaluer sa conformité avec les grandes orientations fixées par l’assemblée générale du Réseau.

C’est dans cet esprit que s’est tenue la réunion du 20 février 2016 à Ouagadougou. Le rapport des activités réalisées de janvier à décembre 2015 a été présenté aux différents membres du comité. Il a porté précisément sur le Programme de renforcement des organisations de la société civile pour un dialogue politique de qualité.

Selon Mousa Joseph Dagano, vice-président du comité de pilotage, le bilan des activités s’établit sous une note satisfaisante. Elles ont été focalisées sur le renforcement des capacités des membres, la production de documents fondamentaux, la production de document de stratégie de communication et veille et la participation aux autres activités des Organisations de la société civile.

Chaine de valeur et banque agricole

Les membres du comité sont d’autant plus satisfaits que l’une des visions du réseau, à savoir la chaine de valeur, a été intégrée dans la Déclaration de politique générale du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. « La chaine de valeur est quelque chose d’indispensable », note en effet Moussa Joseph Dagano.

« On ne peut pas développer la commercialisation sans développer la transformation, renchérit Moïse Kaboré, spécialiste en économie agricole et personne ressource au RVCC. Dans la chaine de valeur, on prend tout cela en considération : de la production à la commercialisation en passant par la transformation ».


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Mais il ne s’agit pas de faire des annonces. Le RVCC attend le maçon du gouvernement au pied du mur. « Il faut mettre en œuvre les idées », estime le vice-président du comité de pilotage. Concernant par exemple l’annonce de la création d’une banque agricole, Moïse Kaboré juge qu’il faut un mécanisme d’accompagnement si cette banque veut être efficace.

« Il faut qu’il y ait des mécanismes d’accompagnement, dit-il. La question de la réduction et de la gestion des risques agricoles doit être résolue par l’Etat pour que la Banque agricole puisse mettre à disposition des ressources pour financer le développement agricole, c’est-à-dire les crédits d’investissements et les crédits de campagne. Si on se limite aux crédits de campagne comme ce qui est fait actuellement, on aura créé une banque agricole, mais on n’aura pas résolu le problème crucial du monde agricole, qui est l’absence d’investissements ».

Le RVCC compte suivre donc le travail du gouvernement. Le comité de pilotage envisage comme perspectives de mettre l’accent sur les études et les actions de communications, notamment les actions du gouvernement sur la chaine de valeur et la centrale d’achat.

Pour rappel, le RVCC est une coalition d’organisations de la société civile engagée dans le suivi des politiques céréalières et le plaidoyer sur ces politiques en vue de l’amélioration des conditions de production, de transformation et de commercialisation des céréales.

Abdou ZOURE

Burkina 24

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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