Criminalité transfrontalière: Le Burkina et le Togo décident de se liguer

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Fini le retranchement de délinquants d’un côté comme de l’autre de la frontière entre le Burkina et le Togo. A l’invitation de son homologue burkinabè, le Colonel Damehame Yark, ministre de la sécurité et la protection togolaise, a fait le déplacement de Ouagadougou ce vendredi 11 mars 2016 pour une visite de travail. La séance de travail a porté sur les préoccupations allant de la criminalité transfrontalière, les difficultés liées à la libre circulation des personnes et des biens mais aussi et surtout la possibilité de faciliter la remise de police à police des personnes recherchées.

Fini le retranchement

C’est fini le temps où les délinquants opéraient soit du côté de la frontière commune au Burkina et au Togo pour se réfugier dans l’un des deux pays pour échapper aux poursuites. Les autorités sécuritaires des deux pays ont décidé de conjuguer leurs efforts pour procéder au transfèrement desdits délinquants, une fois qu’ils ont été mis aux arrêts.


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Le ministre togolais de la sécurité a été on ne peut plus clair sur la question. « Aucun malfaiteur ne trouvera refuge au Togo. Je souhaite de même pour le Burkina. Aucun malfaiteur ne peut commettre une bêtise au Togo et venir dormir tranquille au Burkina », a déclaré le Colonel Yark.

Le colonel Damehame Yark, ministre de la sécurité et de la protection civile du Togo. © Burkina24
Le colonel Damehame Yark, ministre de la sécurité et de la protection civile du Togo. © Burkina24

Le contrôle et la surveillance des frontières en vue de lutter contre le terrorisme, la criminalité organisée et les trafics illicites par l’organisation de patrouilles conjointes et mixtes. « Aucun pays ne peut résoudre seul le problème d’insécurité qui règne. Nous sommes condamnés à unir nos forces, à mutualiser nos moyens pour venir à bout de cette situation qui secoue notre sous-région », a déclaré le colonel Damehane Yark.

La remise de police à police

« Lorsqu’il y a urgence, ce n’est même pas la peine de chercher à dire on va saisir la justice. Non ! C’est pour cela, nous avons préféré le terme d’échange de police à police pour gagner du temps. Aujourd’hui,  la criminalité avec la technologie, les malfaiteurs ont pris une avance. Il ne nous appartient pas de trainer », a expliqué le ministre togolais de la sécurité.

Fini le racket

Des échanges entre les deux ministres, il est ressorti des difficultés liées à la libre circulation des personnes et des biens soulevées par les transporteurs et des difficultés liées à la transhumance. Il a été fait cas de plaintes émanant des éleveurs qui dénoncent des rackets et des extorsions de fonds. « Nous allons mettre les moyens pour faire cesser ce genre de choses », a promis le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile.

De la convergence des idées

Des échanges des deux délégations, on peut retenir, qu’il existe une « convergence de vue sur l’ensemble des préoccupations et centre d’intérêt ».  Il s’agit notamment de l’échange de renseignements, du renforcement de la coopération dans le domaine de la formation militaire et paramilitaire, de la réactivation du cadre de concertation tripartite Togo-Ghana-Burkina et de l’organisation d’une rencontre entre les délégations des deux pays à Dapong.

C’est donc tout naturellement qu’elles se sont engagées à entreprendre des actions « diligentes » pour résoudre les problèmes soulevés avant la rencontre prévue pour se tenir à Dapong sous la conduite des autorités transfrontalières.

Cette rencontre devrait permettre de résoudre les problèmes liés à l’occupation du poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Cinkansé.

Oui Koueta

Burkina24

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