Attaque d’Intagom : «Nous avons alerté nos voisins maliens »

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Six morts dont 3 militaires burkinabè et 3 civils non encore identifiés et des assaillants en fuite au Mali voisin. C’est le bilan officiel dressé par le ministre de la sécurité sur l’attaque du détachement militaire déployé après l’attaque du poste de police qui avait coûté la vie à 3 policiers.

« Ce matin aux alentours de 5h, nos forces de défense ont essuyé une attaque terroriste à Intagom, triple point entre le Burkina et ses deux voisins le Mali et le Niger. Il y a  eu mort d’hommes. Nous déplorons 3 militaires et trois civils non identifiés », a précisé le ministre de la sécurité.

Une information donnée un peu plus tard dans la soirée par le chef des opérations terrestres, le colonel Joël Biwanli, a fait état d’un “militaire porté disparu” et d’un véhicule et du matériel militaire emportés par les assaillants.

Intagom, c’est à ce même point que 3 policiers ont trouvé la mort suite à l’attaque de leur poste. Suite à cette attaque, « il a été décidé d’envoyer un détachement militaire à cet endroit », a indiqué Simon Compaoré. Et c’est ce détachement qui a été attaqué dans la matinée.

Assaillants en fuite au Mali

Selon le ministre de la sécurité, son collègue de la défense « a dépêché des renforts venus de Markoye »  et « qui sont arrivés sur les lieux ». Toujours selon lui, une mission de l’armée est en partance sur les lieux « pour faire le point et prendre les mesures qui s’imposent ». L’armée de l’air a été appelée en appui aux recherches avec un hélico pour le survol de la zone.

Les premiers éléments de l’enquête font état de la fuite au Mali des auteurs de l’attaque. « Nous avons alerté nos voisins maliens », a déclaré le ministre de la sécurité. Là, dit-il, « il y a un coin qui abrite des djihadistes pas loin de la frontière, mais qui est en territoire malien ».

Rapprochement des troupes au Mali, « nous tenons le bon bout »

De retour de New York, le Président du Faso avait évoqué l’enclenchement d’une procédure visant à rapprocher un peu plus vers la frontière un des bataillons burkinabè déployé dans le cadre de la MINUSMA, questions de « mieux » sécuriser le Nord du pays, cible privilégié des terroristes depuis le début de l’année.

« C’est en cours », a indiqué Simon Compaoré. Et « si ça ne dépendait que du Burkina, dit-il, ça l’aurait été déjà. C’est rentré dans le système onusien et on est obligé de suivre un certain nombre de procédures ».

Selon le ministre de la sécurité, son collègue Alpha Barry des affaires étrangères continue d’appuyer le dossier pour que le rapprochement soit fait dans de plus brefs délais. « Nous tenons le bon bout », a-t-il déclaré.

Et même si le pays se doit d’apporter sa contribution pour la pacification sous l’égide des Nations Unies, « dans des pays qui ont des problèmes », ajoute-t-il « nous n’oublions pas qu’il faut que nous prenions des dispositions pour que nos frontières puissent être protégées ».

« Très bientôt, a conclu le ministre de la sécurité, nous allons avoir ces soldats au lieu où ils doivent être pour mieux apporter un peu plus de sécurité aux populations burkinabè ».

Affaire du pont Nazinon

Concernant l’affaire du Pont Nazinon, un homme est toujours recherché.

« Nous étions hier à la recherche hier de deux individus dangereux. Un des éléments a été retrouvé. Il reste un », a déclaré le ministre Compaoré. Cet homme comme l’a annoncé la gendarmerie nationale, c’est l’adjudant Gaston Coulibaly. Selon le ministre de la sécurité, il serait « le premier responsable de cette affaire organisée pour déstabiliser le pays ».

Voir aussi

Affaire du pont Nazinon : Un militaire de l’ex-RSP “activement” recherché

Burkina24

 Il a appelé les forces de défense et de sécurité à « garder courage et continuer la lutte » et a demandé l’appui des populations pour « retrouver ce fugitif ». Selon le chef des opérations des forces terrestres de l’armée nationale, le colonel Joël Biwanli, le plan de ces personnes est “connu” et il a foi qu’il “ne pourra plus prospérer”.  « La victoire viendra », espère Simon Compaoré.

Oui Koueta

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