Insécurité dans le Soum : Des enseignants contraints de quitter leur poste

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Des enseignants sommés par deux (02) hommes armés sur une moto de quitter leur poste, cela s’est passé dans la province du Soum au Nord du pays. L’information est de la télévision Bf1 dont le reporter a eu un entretien téléphonique avec l’un des enseignants qui ne se dit pas prêt de rejoindre son poste à moins d’une garantie sécuritaire dans la localité.


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A la question est-ce que vous étiez à l’école aujourd’hui, l’enseignant répond : « Non. Pas du tout ». S’en suit celle qui demande les raisons de cette absence. Et celui-ci d’expliquer que la veille,  ils ont reçu la visite de deux hommes « bien armés ». Des hommes qui leur ont dit « de libérer l’école ». Les intéressés leur auraient donné une seule raison de rester. « Si c’est l’islam qu’on veut enseigner », a confié l’enseignant.

Tout s’est déroulé dans le calme relate l’instituteur, qui a précisé qu’ « ils ont été sages » avec eux. Ne pouvant rester qu’à la condition sine qua none de l’enseignement de l’islam soit “prêché”, les enseignants ont préféré s’exécuter sans hésitation. « On n’avait pas le choix. On était obligé. On se croyait déjà mort », a dit l’enseignant.

La même tenue que les FDS

Si communication il y a eu avec les deux hommes, c’est en raison de leur apparence. A entendre l’instituteur, ils avaient cru qu’ils étaient des éléments des forces de défense ou de sécurité du Burkina. Ce qui n’était pas le cas suite aux échanges avec les deux individus. « On les voyait, on croyait que c’est nos hommes. La tenue, mais à l’arrivée, ce n’était pas le cas », a indiqué l’instituteur.

« Quitter totalement »

L’interlocuteur du confrère qui a affirmé avoir « quitté depuis hier soir » a dit ne plus être plus prêt à repartir sur son lieu d’affectation tant que les conditions minimales de sécurité ne seront pas assurées dans ladite zone. « Moi personnellement, je préfère quitter totalement », a-t-il dit.

Craignant pour sa vie, l’interviewé part du principe qu’il est à présent connu de leurs interlocuteurs pour s’être retrouvé « face à face » avec eux. S’en suivent des interrogations sans réponses, à savoir comment travailler dans une localité où « il n’y a même pas la sécurité ».

Cet autre incident vient s’ajouter à la liste des attaques déjà perpétrées dans la localité par des terroristes qui à chaque fois se réfugient de l’autre côté de la frontière au Mali voisin. Leurs allers et venues devraient être interrompus par la force multinationale composée des éléments des forces burkinabè, nigériens et maliens.

Synthèse de Oui Koueta

Burkina24

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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