Bernadette Ouédraogo : « J’ai réalisé mon rêve »

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Bernadette Ouédraogo, la fille d’un ancien combattant burkinabè et d’une mère malgache qui rêvait de découvrir le Burkina à presque 60 ans est repartie à Madagascar où elle est née. A la veille de son départ le dimanche 26 mars 2017 après un séjour d’un mois, Bernadette Ouédraogo est revenue sur son séjour au pays de son père depuis la villa mise à sa disposition par le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré.  Bernadette Ouédraogo est fière d’avoir réalisé son rêve.

Bernadette Ouédraogo (gauche) et son fils Bruno Rolland Razafindraibe ont visité plusieurs localités du Burkina

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Burkina24: Comment avez-vous vécu vos premiers moments au Burkina Faso que vous avez découvert presque à l’âge de 60 ans ?

Bernadette Ouédraogo: J’étais très contente et il y avait beaucoup d’émotions parce que j’étais très contente de mettre les pieds sur la terre de mon père comme j’avais déjà évoqué l’envie quand j’étais à Antananarivo. Mon rêve s’est réalisé.

B24: Qu’est que ce voyage au Burkina vous a permis de découvrir ?

B.O: Il y a beaucoup de choses culturelles que j’ai vues ici que je n’avais jamais vu ailleurs à Madagascar notamment. Quand je suis allée à Madagascar, je n’ai jamais  reçu un accueil pareil. C’était vraiment spécial. Je suis allée voir la tombe de mon papa. C’est ce qui restera le plus dans mon cœur. J’avais dit que c’était mon plus grand désir. C’est le plus grand souvenir que je puisse avoir.

Bernadette Ouédraogo a pu découvrir son village situé dans le département de Kalsaka (Yatenga)

Je suis allée à Ouahigouya, chez le chef du Yatenga. En plus, je suis allée chez le Mogho Naba à Ouagadougou. J’ai voyagé dans plusieurs localités comme Tiébélé, j’ai vu les caïmans sacrés etc. J’étais à la cérémonie de clôture du Fespaco, j’ai assisté au défilé du 8-Mars. Tout cela n’aurait pas été réalisé sans l’aide du Président du Roch Marc Christian Kaboré, son gouvernement et tout le peuple burkinabè. C’est aussi grâce à vous (…), les gens de presse. Je vous remercie.

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En plus de me faire découvrir le pays, il m’a permis de connaître une partie de sa culture. Je suis très contente parce que maintenant j’ai la nationalité burkinabè. Vous ne pouvez pas imaginer ma joie juste pour ça. J’ai le passeport et je vais même avoir la carte d’identité. Je suis vraiment très contente. Comprenez-moi, je ne cesserais de remercier le chef de l’Etat pour ça.

B24: Vous rêviez de retrouver votre frère. C’est désormais le cas. Comment tout cela s’est passé ?

B.O: J’avais déjà vu ses photos quand j’étais à Madagascar. Mais en me promenant dans Ouagadougou à tout hasard, ça, ce n’est pas sûr que je l’aurai reconnu. Depuis mon arrivée, il est toujours avec nous. Il a grandi ici. Moi j’ai grandi là-bas (Madagascar). Ce n’est la même façon de voir les choses. On va apprendre petit à petit à se mieux se connaître.

Le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré (2e à partir de la droite) a reçu Bernadette Ouédraogo, en audience

B24: Quelle différence entre Madagascar et le Burkina Faso ?

B.O: La différence entre le Burkina et Madagascar, c’est la chaleur. Dès que j’ai mis le pied sur le sol burkinabè, c’est la première chose qui m’a choquée. En plus, les gens ici sont accueillants, aimables. Je vous avais déjà dit qu’on a rencontré quelques problèmes (à Madagascar) parce qu’on avait la peau noire.

Ce voyage était bien pour moi parce que je n’avais pas le côté de mon père. Maintenant que je connais mon pays, je suis très contente. Je suis fière de tout ce que j’ai fait pour en arriver là. La vie a été dure pour moi parce que les autres avaient au moins leurs deux parents, ils avaient leur pays. Moi, je n’avais rien de tout ça.

Propos recueillis par Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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