Burkina : Un comité mis en place pour préserver les acquis du CNT

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Réunis au sein du Comité de veille de membres du CNT, des parlementaires de l’organe législatif du Conseil national de la transition ont fait part ce mercredi 5 avril 2017 de leur regret devant ce qu’ils qualifient de « perpétuel recommencement d’un travail déjà fini » à propos de la révision constitutionnelle devant aboutir à la Vème république.

Les membres du comité de veille, au cours d’une conférence de presse ce 05 avril ont indiqué que c’est mus par ce qu’ils considèrent comme étant « plus qu’une nécessité du fait de l’importance production législative à vulgariser » qu’ils se sont constitués en comité pour contrer « des tentatives de remise en cause d’actes audacieuses et des dispositions pertinentes de certaines lois » prises sous le Conseil national de la Transition (CNT).

De « la nécessité » d’une vulgarisation des acquis de la Transition

Parmi elles, citent David Moyenga, président du comité, il y a la loi anti-corruption, le code minier, le bail locatif, l’assurance maladie universelle de même que la proposition d’une nouvelle constitution. Pour lui, il n’y a aucun doute.

« La transition ayant été brève, elle n’a permis ce travail d’implémentation populaire si bien que beaucoup de gens n’ont pas encore la teneur des différentes lois qui ont été adoptées sous le CNT », a déclaré David Moyenga.

Pour cela, poursuit-il, il y a « nécessité de continuer ce travail de sensibilisation », parce que cela concerne le renforcement de la démocratie, qui n’est jamais une chose de gagner de façon définitive.

L’avant-projet de révision constitutionnelle en cours d’analyse et de vulgarisation n’a pas échappé à la loupe du comité de veille de membres du CNT. Ses membres estiment que l’entièreté du travail a été faite sous la transition. En effet, a indiqué David Moyenga « le comité regrette le perpétuel recommencement d’un travail déjà fini ».

Ce qui induit selon lui une perte de temps, d’argent et d’énergie. Pour Asseghna Somda, secrétaire à l’organisation, la révision observée par le CNT est tout simplement « la plus progressiste » de l’historique des révisions constitutionnelles du pays.

Cherif Sy, Haut-représentant du Chef de l’Etat

Ferdinand Sanou, l’un des conseillers s’est exprimé sur la nomination du président du CNT au poste de Haut-représentant du président du Faso. Cette nomination, a-t-il indiqué, contient de quoi se réjouir.

Un des aspects, relève-t-il, c’est que « le président du CNT a marqué la nation de sorte qu’après le putsch, il ait pris le courage de dire que c’est lui qui continue la bataille parce que le président du Faso à l’époque, le premier ministre étaient embastillés ».

Partant du principe que cette résistance a permis de faire échec à ce coup d’Etat, Ferdinand Sanou fonde à présent l’espoir que depuis son nouveau poste, « il continuera à aider le Burkina à se battre et à faire en sorte qu’effectivement rien ne soit plus comme avant ».

Oui Koueta

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