Burkina : Suicide à Naganga, une fillette tuée à Madjoari, une femme presque lynchée à Ouaga

De sinistres nouvelles émaillent le quotidien des Burkinabè depuis le 18 mai 2017, avec à la clé, des morts. 

A Naganga, un village de la commune de Ouargaye, dans le Centre-est. Un homme d’une trentaine d’années s’est suicidé par pendaison le 17 mai 2017, selon les informations données par l’AIB. Il venait d’organiser les funérailles de son père dans la chambre duquel il a été retrouvé pendu. Selon l’AIB, le défunt n’avait pas de maladie ni d’ennemis connus. Les enquêtes devraient permettre d’élucider les circonstances du drame. Le défunt laisse une veuve et deux orphelins. 

A Ouagadougou, dans la région du Centre.  Une femme a échappé à un lynchage grâce à l’intervention de la police nationale ce 23 mai 2017. Les premières informations accusent l’intéressée d’être une trafiquante d’enfants qui aurait été surprise.

Rattrapée à un feu tricolore, elle a été déshabillée et violentée par une foule en colère qui a été dispersée par la police nationale. La mise en cause a été ensuite exfiltrée. Les raisons exactes de ce lynchage ne sont pas encore clairement connues, a appris Burkina24 auprès de sources policières.

Cependant, des internautes sur les réseaux sociaux, se présentant comme des témoins, affirment qu’il ne s’agirait pas d’un vol d’enfants et plusieurs versions contraires à celle donnée plus haut sont avancées. C’est le cas d’un internaute, Jacques Ilboudo, qui raconte qu’il s’agissait en réalité des enfants de la présumée voleuse. Elle aurait été poursuivie par son mari qui l’a rattrapée au feu tricolore et aurait crié à la voleuse d’enfants. 

La principale concernée a donné sa version des faits sur la télévision BF1. Elle a démenti être une voleuse d’enfants. Elle a affirmé avoir tenté d’échapper à un contrôle de police et qui, par un quiproquo, a failli lui coûter la vie. 

A Madjoari, à la Kompienga, région de l’Est. Un homme a tué sa fillette de trois ans après avoir consommé des comprimés assimilés à des stupéfiants et ingurgité une liqueur frelatée. L’AIB, qui rapporte l’information, a expliqué qu’après avoir avalé consécutivement ces produits dangereux, s’est écroulé devant la porte de sa concession une fois de retour aux côtés de ses deux filles.

La première est allée chercher de l’aide. Se relevant brutalement, l’homme, sous l’emprise des stupéfiants, a asséné un coup de bois à la fillette de trois ans qui est décédée sur le champ. Ses explications, une fois ses esprits retrouvés, ne lui ont pas permis d’échapper à une arrestation par les forces de sécurité.

Burkina24


Photo : Burkina online



Rédaction B24

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