Burkina : L’OPA-BF est née

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« Que faire » face à « la situation de néo-colonisation : paradis pour les uns et enfer pour les autres » pour « donner un nouvel espoir » au peuple burkinabè et à l’Afrique entière, c’est la question et la mission que s’assigne Me Ambroise Farama et ses camarades de l’Organisation des peuples africains, section Burkina Faso (OPA-BF).

Sur la table face aux journalistes au centre national de presse Norbert Zongo,  Me Ambroise Farama, président du parti et Mahamadi Sawadogo, tous deux transfuges de l’Union pour la renaissance parti sankariste (UNIR/PS) et Ernest Compaoré, auparavant secrétaire général de la Convergence pour la démocratie sociale (CDS), parti créé par Valère Somé, décédé le 30 mai 2017.

Ancien secrétaire général du CDS, Ernest Compaoré occupe aujourd’hui le même poste à l’OPA-BF. « Au cours de ce congrès, la convergence pour la démocratie sociale a matérialisé sa dissolution parce qu’eux comme nous, on pouvait construire quelque chose de nouveau », a déclaré Me Ambroise Farama. Les deux transfuges de l’UNIR/PS (mouvance présidentielle) qualifient le temps passé dans ce parti comme « une expérience enrichissante », au cours de laquelle ils ont appris. « Jusqu’à un certain moment, on ne s’y retrouvait plus. Nous sommes partis »,  justifie-t-il.

Toujours sankaristes ?

« C’est quoi être sankariste ou qui est sankariste ? », s’interroge Me Farama. Sans répondre à la question, il annonce qu’à l’OPA-BF, ils ne se contenteront pas de s’inspirer des idées de Thomas Sankara sans aller au-delà de ses œuvres. « Nous ne voulons pas nous enfermer dans cette camisole de Sankarisme. Si Thomas Sankara était là aujourd’hui, ses idées auraient beaucoup évolué. Nous entendons poursuivre sa vision parce que Thomas Sankara était un panafricaniste ».

Les dirigeants de l’OPA-BF ne doutent pas que  cela puisse « paraitre prétentieux » de leur part que de vouloir « travailler à l’édification d’une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale et de la domination impérialiste ». Me Farama et ses camarades qui rendent hommage à Valère Somé qui « [les] a inspirés dans cette vision » se donnent pour vision d’« inventer » l’avenir du Burkina Faso et de l’Afrique en même temps.

Explication : « Une révolution à l’échelle d’un Etat ne peut pas permettre aux Etats africains de s’en sortir. Pourquoi la révolution sankariste n’a duré que 4 ans ? Elle a été isolée. Le Burkina Faso était isolé et entouré de systèmes néocoloniaux ».

L’OPA-BF se réclame de l’opposition. « Il ne s’agit pas d’un parti qui est né pour aller à la mangeoire », justifie son président. Ses militants, explique-t-il, sont des patriotes burkinabè, avec des convictions révolutionnaires, anti-impérialistes, qui ont foi à leur vision panafricaniste devant aboutir à la naissance des Etats-Unis d’Afrique.

Me Ambroise Farama s’y accorde. « Ça peut paraitre utopique, illusoire. (…) Cela verra jour un jour. Ce n’est  peut-être pas avec nous. Notre symbole est dans le phénix. Même si nous ne sommes pas là, d’autres révolutionnaires naîtront et poursuivront le combat pour lequel nous nous sommes engagés».

Oui KOETA

Burkina24

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