Burkina : Le conseiller technique du ministre de la culture répond à Amadou Mandé

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Ceci est un droit de réponse à Amadou Mandé après la publication d’un article sur sa déception lors de l’ouverture de la célébration des 70 ans de l’IIT. Le droit de réponse est parvenu à Burkina24 sous le titre : « Droit de réponse à Mandé Amadou à la suite de son article paru sur votre site : Amadou Mandé : « Je suis profondément déçu de notre ministère de la culture »

Dr Mandé Hamadou, tu m’as cherché, tu m’as trouvé !

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Quand les intellectuels construisent l’information sur du faux, c’est tout un pays, à travers sa jeunesse, qui n’a plus d’avenir. C’est pour éviter un tel désastre que j’ai décidé de briser le silence, contre l’avis de mon ministre, pour rétablir la vérité, me blanchir et empêcher que l’avenir de notre beau pays ne soit plus construit par les propos malveillants des calomniateurs. Je le fais en toute responsabilité et sans crainte des conséquences, ni même de perdre mon poste de Conseiller technique du ministre. Mon honneur vaut plus que toutes ces choses mondaines.

Voici les faits :

J’ai été saisi dans la soirée du vendredi 21/09/2018, par voie téléphonique, par le directeur de cabinet du ministre, pour présider la cérémonie d’ouverture du 70ème anniversaire de l’Institut International de Théâtre (ITI) qui se tient à Ouagadougou cette année. Il n’y a eu aucune correspondance, ni invitation officielle pour ma participation. Du reste, je signale à monsieur Mandé, que chacune de ces participations est faite sans contribution de l’État aux frais occasionnés lorsque c’est à Ouagadougou qu’a lieu l’activité. Donc c’est bien mon carburant, mes unités de communication et ma propre connexion que j’engage dans cette affaire de l’ITI. Cela me permet de lui faire un cours sur l’usage des ressources publiques.

1ère erreur : une faveur qui devient un droit réclamé par le mensonge

Ce qu’il faut savoir, monsieur Mandé, c’est que l’Administration publique n’engage aucune ressource publique (information, matérielle, finance, infrastructure ou humaine) sans aucun acte écrit sur lequel s’appuie le gestionnaire public (ici le ministre) pour donner l’autorisation d’engager la participation de l’État à une activité, fût-elle internationale comme la vôtre !

Alors c’est une faveur qui vous a été faite par le ministre en autorisant mon déplacement. Vous êtes donc mal placé pour réclamer un quelconque droit sur l’État à fortiori sur ma personne, parce que vous nous avez conduit volontairement sur le chemin de l’illégalité contre laquelle je fonde tout mon combat dans ce pays.

2ème erreur : absence de précision sur le lieu de l’événement

Lorsque je vous ai contacté le vendredi 21/09/2018, la seule information qui m’avait été transmise, en plus de votre numéro de téléphone et votre identité, par le Directeur de Cabinet est que je devais représenter le ministre à une cérémonie à l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB) le samedi 22/09/2019 à 19h.

Je vous ai alors contacté. par téléphone pour le complément d’information. Vous m’avez envoyé le discours que j’ai immédiatement téléchargé et repris pour le conformer à la réalité administrative. Je l’ai tiré sur papier par précaution. Puis je vous ai envoyé le message suivant à 17h01mn :

« Avez-vous le programme complet ? Je souhaite l’avoir pour éviter les attentes interminables et les désagréments »

J’ai ensuite attendu en vain, sans une réaction de votre part, avant de quitter le bureau à 14h40mn.

Le samedi je vous ai relancé à 15h, vous m’avez dit que vous avez tenté de m’envoyer le programme par deux fois sans succès. Je vous ai confirmé que je ne l’ai pas reçu. Puis je me suis déconnecté à 16h00 après nos échanges sans rien recevoir, parce que ma batterie était déchargée et que je devais également me préparer à prendre la route au regard de la distance et des embouteillages sur notre axe.

3ème erreur : malgré mon insistance vous n’avez rien dit sur l’ATB

Je suis effectivement arrivé à l’ATB à 18h34mn, soit une demi-heure avant la cérémonie, comme à mes habitudes. Je vous ai appelé en disant ceci : « Je suis à l’ATB, mais je ne vois personne ». Vous voyez votre mauvaise foi, vous n’avez pas relevé cette information erronée ! Vous m’avez plutôt dit que vous arrivez.

J’ai alors décidé d’aller manger dans un restaurant pour attendre l’arrivée des gens.

4ème erreur : aucun appel à votre arrivée sur les lieux pour me rechercher

S’il y a une autorité dans un lieu public, les organisateurs ont le devoir de le rechercher et de l’installer. Malheureusement à votre arrivée, vous n’avez daigné ni m’appeler, ni chercher à m’installer. Ce qui est déjà une insulte envers l’autorité que j’incarnais, celle du ministre, d’un dignitaire de la République, et par extension une offense à toute la République. Imaginez un peu la conséquence par ces temps d’insécurité !

À 19h44mn je me décide à vous rappeler. Je vous entends murmurer au téléphone que vous avez déjà commencé. Je vous rassure alors que j’étais en train de manger mais que je revenais. Je suis alors parti sans terminer mon repas pour l’ATB toujours, en toute ignorance.

5ème erreur : Même spectacle à l’ATB

À mon arrivée à l’ATB où l’entrée porte effectivement une annonce sur l’événement que je venais présider, sur une banderole, je constate que les lieux sont toujours vides. Je me renseigne auprès des vigiles qui me disent qu’ils n’y a pas d’activité là-bas et que celle qui y était programmée a été annulée. Je vous rappelle alors plusieurs fois sans que vous ne daignez décrocher.

6ème erreur : 20h46mn vous finissez par décrocher.

Lorsque je vous gagne enfin, vous m’informez que c’est à mon tour de passer pour le discours. C’est ce moment que je vous informe que je suis effectivement à l’ATB et que je ne vois personne. C’est là que vous m’informez que ce n’est pas à l’ATB, mais à l’Espace Gambidi. Dans l’impossibilité de rallier ledit espace dans le temps imparti et au regard de toute ma souffrance, je rends compte au Dir-Cab qui me demande de rentrer parce que c’était une mission impossible. Ce que je fais.

Sur le chemin de retour, je suis informé que le SG du ministère a été saisi par un journaliste qui lui apprend que le représentant du ministre a refusé de venir à la cérémonie. Le lendemain, je découvre votre post malveillant sur Facebook, parce que vous semblez maitriser l’art de la parole. Vous m’avez cherché, alors vous m’aurez ! il faut qu’on empêche ce type d’esprit dans ce pays.

À tous ceux qui vont lire ce texte, je vous renvoie à ma tribune qui paraît dans les heures qui suivent dans la presse en ligne : « Polémique-Land ou l’ignorance de la force de l’information ». Par ailleurs, je me réserve le droit d’engager toute action à même de restaurer mon image dans cette affaire. À bon entendeur, salut !

Ousmane DJIGUEMDE

Conseiller technique du Ministre de la Culture, des

Arts et du Tourisme


Lire aussi 👉 Amadou Mandé : « Je suis profondément déçu de notre ministère de la culture »

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Rédaction B24

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6 commentaires

  1. Mr le conseiller, si on vous a délégué pour venir représenter le ministère s’est que tu pas a demander une invitation officielle. En plus,tous ceux qui sont venus se sont déplacé avec leur engin + leur carburant juste par amour.ils sont nombreux des burkinabè qui qui utilise leurs propres moyens pour servir le pays.fallait avoir le courage de refuser le mande par ce que tu vas utiliser ton propre carburant..

  2. M. Kologo ce que veut faire comprendre M. le conseiller c’est que sa présence à la dite rencontre n’était pas une obligation administrative. évitons la désinformation car le débat ne situe pas à ce niveau. l’organisateur a mal fait son travail ; voilà la vérité.

  3. Mr DJIGUEMDE, après avoir lu vos deux interventions, j’ose dire que quelle que soit l’excuse qu’on puisse vous admettre face à votre protagoniste, vous avez commis une faute professionnelle grave.
    1. Monsieur Mandé s’en prend au ministère, c’est au ministère de répondre, pas vous.
    2. Je suis d’accord que les organisateurs de l’événement devaient mettre tout en œuvre pour s’assurer de la présence de l’autorité, surtout s’il y a eu changement de site, mais vis-à-vis de votre ministre, vous avez manqué de loyauté et de dévouement, et cela est condamnable de la part d’un conseiller. De tout ce que vous avez décrit chronologiquement, je retiens que vous êtes resté au restaurant jusqu’à 19h44 attendant qu’on vous fasse signe, pour une mission qui devait commencer à 19h00, et cela ne vous inquiète même pas! Désolé mais sachant que la cérémonie devait commencer à 19h00, c’est pas à 18h30 qu’il faut aller au restaurant. Et c’est finalement après tout ce tralala que vous avez la BONNE présence d’esprit de vous renseigner auprès des vigiles!!!! Où ceux-ci étaient avant? Pour couronner le tout, vous faites preuve d’insubordination (vous dites vous-même avoir usé de votre « droit » de réponse malgré l’avis contraire du ministre). C’en est trop!!!!! En tout cas à mon avis, si le ministre ne se sépare pas de vous, c’est que quelque chose ne va pas.
    Sans rancune, c’est mon point de vue. Pour moi, ce que je viens de lire là n’est ni plus ni moins que le récit d’une mission échouée par faute de conscience professionnelle et de débrouillardise de celui qui était chargé de l’accomplir.

  4. Mr DJIGUEMDE, après avoir lu vos deux interventions, j’ose dire que quelle que soit l’excuse qu’on puisse vous admettre face à votre protagoniste, vous avez commis une faute professionnelle grave.
    1. Monsieur Mandé s’en prend au ministère, c’est au ministère de répondre, pas vous.
    2. Je suis d’accord que les organisateurs de l’événement devaient mettre tout en œuvre pour s’assurer de la présence de l’autorité, surtout s’il y a eu changement de site, mais vis-à-vis de votre ministre, vous avez manqué de loyauté et de dévouement, et cela est condamnable de la part d’un conseiller. De tout ce que vous avez décrit chronologiquement, je retiens que vous êtes resté au restaurant jusqu’à 19h44 attendant qu’on vous fasse signe, pour une mission qui devait commencer à 19h00, et cela ne vous inquiète même pas! Désolé mais sachant que la cérémonie devait commencer à 19h00, c’est pas à 18h30 qu’il faut aller au restaurant. Et c’est finalement après tout ce tralala que vous avez la BONNE présence d’esprit de vous renseigner auprès des vigiles!!!! Où ceux-ci étaient avant? Pour couronner le tout, vous faites preuve d’insubordination (vous dites vous-même avoir usé de votre « droit » de réponse malgré l’avis contraire du ministre). C’en est trop!!!!! En tout cas à mon avis, si le ministre ne se sépare pas de vous, c’est que quelque chose ne va pas.
    Sans rancune, c’est mon point de vue. Pour moi, ce que je viens de lire là n’est ni plus ni moins que le récit d’une mission échouée par faute de conscience professionnelle et de débrouillardise de celui qui était chargé de l’accomplir.

  5. M. Kologo ce que veut faire comprendre M. le conseiller c’est que sa présence à la dite rencontre n’était pas une obligation administrative. évitons la désinformation car le débat ne situe pas à ce niveau. l’organisateur a mal fait son travail ; voilà la vérité.

  6. Mr le conseiller, si on vous a délégué pour venir représenter le ministère s’est que tu pas a demander une invitation officielle. En plus,tous ceux qui sont venus se sont déplacé avec leur engin + leur carburant juste par amour.ils sont nombreux des burkinabè qui qui utilise leurs propres moyens pour servir le pays.fallait avoir le courage de refuser le mande par ce que tu vas utiliser ton propre carburant..

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