Yirgou : Sept Koglweogo mis aux arrêts

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Sept Koglweogo dont deux chefs ont été mis aux arrêts sur la centaine de mandats délivrés dans le cadre de l’enquête ouverte suite aux événements de Yirgou dans la région du Centre-nord.

La confirmation a été faite par le secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC). « Le 7 août deux chefs Koglwéogo à savoir Bamogo Boukaré et Sawadogo Boureima qui sont les deux chefs. En plus d’eux, il y a cinq autres qui ont été arrêtés. Mais nous tenons à préciser que le procureur a signé 180 mandats d’arrestations. Sur les 180, il n’y a que les 7 qui sont arrêtés pour le moment », a précisé Daouda Diallo.

Le secrétaire général du collectif assistait à une conférence de presse visant à dénoncer le “refus manifeste d’autopsie” des corps des deux militants de l’organisation démocratique de la jeunesse vendredi 16 août. Selon lui, il y aurait eu des manœuvres pour empêcher l’arrestation de ces deux chefs Koglwéogo et des cinq autres membres.

Autour de « ces questions dites sensibles dans ce pays et que les gens s’en méfient », le secrétaire général du collectif contre la stigmatisation des communautés juge, qu’« il y a vraiment un gros travail à faire toujours pour que justice soit rendue à ces victimes de Yirgou ».

Huit mois se sont écoulés depuis les événements. Face à leur gravité, le président du Faso y avait fait le déplacement quatre jours plus tard. Le nombre exact des victimes est toujours, et ce depuis lors, sujet à polémique.

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés annonce l’organisation d’un panel autour de la justice dans un contexte d’extrémisme violent et de conflits communautaires. Pour ce faire, ses membres ont approché l’ODJ et le MBDHP, « des organisations qui s’illustrent très bien en matière de défense et de la protection de la vie humaine ».

« Face à un Etat qui opprime ses enfants », le secrétaire général du collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés invite à « former un cordon de liberté » afin, dit-il, de pouvoir « faire face à l’adversité ».

Oui KOETA

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