Burkina : Le général Moïse Miningou juge Otapuanu et Doofu

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Pour contrer le terrorisme au Burkina Faso, deux grandes opérations militaires ont été lancées en 2019. D’abord, Otapuaono lancée en mars 2019 dans les régions de l’Est et du Centre-Est et ensuite Doofu qui concerne les régions du Sahel, du Nord et du Centre-Nord, en mai 2019. A l’occasion des 59 ans d’existence des Forces armées, le Chef d’état-major général des armées, le Général de brigade Moïse Miningou fait le bilan. 

Dans une interview accordée à l’Echo des armées, organe d’information et de liaison des Forces armées du Burkina Faso, paru en octobre 2019, le général de Brigade Moïse Miningou, Chef d’état-major général des armées du Burkina Faso (CEMGA) revient sur le bilan des opérations militaires menées.

« Nous avons effectivement pu mener deux grandes opérations, Otapuanu et Doofu. Elles ont connu un certain succès et le bilan pour nous est positif à plusieurs niveaux », soutient le général de Brigade Moïse Miningou. Il a tout d’abord fait le bilan de l’Opération Otapuano.

Le premier niveau, qui consistait à déployer autant de moyens et de personnels en si peu de temps, selon le CEMGA, « est très satisfaisant ». Ensuite, poursuit-il, « sur le terrain, j’ai vu des hommes engagés, courageux, déterminés et prêts à défendre leur patrie ».

Le général de brigade Moïse Miningou après sa prise de commandement le 31 janvier 2019

Enfin, explique le général de Brigade Moïse Miningou, « rappelez-vous, au début de l’opération dans la région de l’Est, les populations étaient apeurées. Après l’opération, une certaine sérénité est revenue, des écoles ont pu rouvrir et de nouveau, les services publics ont recommencé à fonctionner à certains endroits ».

« Notre ennemi est diffus et se fond dans cette même population. Il est perfide et difficile à identifier. Celui qui nous regarde et nous sourit peut être celui-là qui nous tirera dessus s’il en a l’occasion. C’est pourquoi nous avons besoin de l’aide de la population le débusquer et le neutraliser. (…) Sans leur coopération, ce que nous faisons est en partie voué à l’échec »

Général Moïse Miningou, Echos des armées

Pour l’opération Doofu, soutient-il, « notre but était la récupération de certains objectifs stratégiques qui, du reste, sont à nouveau sous notre contrôle ». Et selon le général de Brigade Moïse Miningou, « tout cela montre un bilan positif des deux opérations. Mais, on ne peut pas se juger soi-même, et je pense que mes supérieurs sont à même de mieux juger le travail qui a été fait », dit-il.

Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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