Les Cibals Sams’k et Smockey dans le top 10 des Africains de l’année

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Smockey et Sams’K Le Jah figurent parmi les 10 personnalités qui ont fait l’Afrique en 2014. C’est l’avis du média français Le Point, qui a publié son classement le 8 décembre dernier.

Smockey et Sams’K sont les pionniers du Mouvement « Le Balai Citoyen ». Inspiré du mouvement « Y en a marre », qui a été  le fer de lance de la contestation populaire à une nouvelle candidature d’Abdoulaye Wade au Sénégal, « Le Balai Citoyen », dont les adhérents se nomment « Cibals », a  pour ambition de « balayer et d’assainir » la vie publique et politique du Burkina.

Aux côtés des partis politiques de l’opposition, le mouvement s’est vite affiché comme l’un des contestataires des velléités de Blaise Compaoré et de ses partisans de modifier la Constitution, dans sa clause limitative des mandats présidentiels.

Musique et balai. Artistes musiciens tous les deux, Smockey et Sams’K Le Jah ont même presque mis en quarantaine leur carrière musicale pour parcourir le pays, le balai au clair, pour mettre en place des ramifications du mouvement.

Ils ont ensuite été au-devant de la lutte avec plusieurs autres mouvements et les partis politiques de l’opposition jusqu’au départ de Blaise Compaoré et même après.

La symphonie a  connu quelques notes défectueuses en rapport avec les critiques sur leur rôle joué dans la prise de pouvoir par l’armée après la vacance du fauteuil présidentiel. Mais les deux Cibals, avec le reste du mouvement, ont reconnu et assumé avoir appelé l’armée « à prendre ses responsabilités » pour maintenir l’ordre, mais réfutent être en collusion avec cette dernière.

Indépendance. Pour le reste et pour bien afficher leur indépendance et  leur mission qui est d’être une « sentinelle de la démocratie et de la bonne gouvernance », les Cibals, avec leurs leaders naturels, Sams’k Le Jah et Smockey en tête, ont refusé de siéger dans les différents organes de la transition, préférant les surveiller de l’extérieur.

Pression. Le Point, dans son classement, leur reconnaît une place prépondérante dans le départ de Blaise Compaoré.  «C’est un témoignage qui nous met une pression dans une certaine mesure », commente Sams’K Le Jah, joint par Burkina24.

Une pression qui les oblige à ne pas commettre de faute, surtout envers une jeunesse burkinabè qui a placé sa confiance en eux et qui est devenue plus que jamais exigeante.

« Nous avons aujourd’hui la confiance des jeunes et il faut travailler à ne pas trahir cette confiance. Il faut rester constant dans l’engagement, la lutte », confie le reggaeman, qui va d’ailleurs organiser son premier concert post-Blaise Compaoré, le 21 décembre 2014 à 16h à Ouagadougou à l’occasion du « Sankara revival ».

Espoir. « J’espère juste qu’à travers ce que nous avons posé comme actions, cela peut aider  à galvaniser davantage la jeunesse du Burkina et d’Afrique ». Tel est le vœu du Cibal, fervent admirateur de celui qui a été élevé au rang de « Cibal suprême », Thomas Sankara.

Abdou ZOURE avec Stella NANA
Burkina24


Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 29 commentaires

  1. Allo allo je lence un apelle a les vrais patriote la majorit? silencierse la force traquille les vrais patriote les 85% des burkinab? de rest? monbilis? car nous allons bientot inond? la place de la nation pour montre le vrais visage du burkina sans vol? ni puille ni cass? une demostrasion en force pour leurs montre que ils que la miorit? violen voleur et casseur ils sont pas les vrais patriotes ce sont des ultranationaliste des semeur de haite et de division

  2. Afin d'immortaliser le mouvement CIBAL nous devrions aider a la construction d" ecoles et de colleges CIBAL a travers tout le pays a commencer par les regions qui connaissent un reel defecit en la matiere. YES WE CAN.

  3. Vive CIBALqui fait la fierte du Burkina. En plus d'assenir la vie publique, CIBAL se doit de promouvoir l'education civique de la jeunesse comme activites phares. Il ya un serieux gap dans ce domaine.

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