Burkina Faso : L’armée de l’air déploie ses ailes

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L’armée de l’air du Burkina Faso a célébré le jeudi 1er octobre 2020, son 35e anniversaire. Pour commémorer l’évènement, une vingtaine de journalistes burkinabè ont été invités pour une immersion. Cette activité est la seconde organisée par la Direction de la communication et des relations publiques des Armées après la journée de sensibilisation sur les Engins explosifs improvisés avec le Génie militaire et ce, dans l’optique d’outiller les journalistes pour un meilleur traitement de l’information sur les questions de défense.

« L’objectif recherché, c’est de nous faire connaître davantage et de vous faire connaître l’armée de l’air parce que de plus en plus, on a tendance à croire que l’armée est fermée aux journalistes ». C’est par ces termes que le chef d’Etat-major de l’armée de l’air, le colonel-major Kounsaoma Palenfo a décliné les visées de cette journée d’immersion.

Ainsi, dans la journée du jeudi 1er octobre 2020, une vingtaine de journalistes burkinabè ont été briefés à Ouagadougou sur l’historique de l’armée de l’air. Celle-ci a été créée le 1er octobre 1985. Mais déjà, en 1965, l’escadrille militaire avait vu le jour et la Base aérienne créée en 1977. L’armée de l’air assure, entre autres, la défense nationale, et apporte son appui au développement socio-économique du pays. Elle appuie les autres unités terrestres et sa particularité est la défense de l’espace aérien national.

« C’est énorme. L’armée de l’air travaille »

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’armée de l’air y apporte sa contribution. A cet effet, elle a effectué en 2019, 2 482 heures de vol. En plus du volet défense, elle a également effectué 167 heures de vol en appui à l’administration publique et 35 heures de vol en appui au privé. Au total, ce sont 2 684 heures vol pour l’année 2019. « C’est énorme. L’armée de l’air travaille », a soutenu le colonel-major Kounsaoma Palenfo.

En plus du rappel historique de l’armée de l’air, les journalistes, à bord d’hélicoptères, ont sillonné la ville de Ouagadougou 15 minutes durant et ont également pu toucher du doigt, quelques moyens aériens utilisés dans le renseignement, la surveillance, le combat par l’armée burkinabè. « Avec les moyens que nous avons, nous pouvons atteindre toutes les frontières du Burkina Faso pour appuyer les unités sur le terrain », a rassuré le patron de l’armée de l’air burkinabè.

Vidéo – Honorine Moyenga, une pilote au sein de l’armée de l’air

L’armée de l’air burkinabè compte en son sein, deux femmes qui officient en qualité de pilote. Et pour le chef d’Etat-major de l’armée de l’air, le colonel-major Kounsaoma Palenfo, pour leur recrutement, personne n’a été privilégié.

« On ne l’a pas prise parce qu’elle est personnel féminin. Elle avait le niveau pour faire pilote. Ce n’est pas nous qui l’avons formée ici pour qu’on dise que c’est fait exprès. L’une a été formée en Chine et l’autre au Maroc. Au sein de l’armée de l’air, il n’y a pas de copinage. C’est la sécurité de l’individu, c’est la sécurité du matériel et c’est la sécurité de ceux qui sont au sol », a déclaré le colonel-major Kounsaoma Palenfo.

Dans cette vidéo, le sous-lieutenant Honorine Moyenga, pilote dans l’armée de l’air au Burkina Faso se dévoile.

Burkina 24

Et pour cause, a expliqué le colonel-major Kounsaoma Palenfo, l’armée de l’air, depuis deux ans, a bénéficié d’un certain nombre d’aéronefs lui permettant d’accroitre sa capacité opérationnelle. « D’autres moyens sont en cours d’acquisition en vue de renforcer et accroître nos capacités en surveillance et en reconnaissance, mais aussi en transport de passagers », a ajouté le chef d’Etat-major de l’armée de l’air.

Les prochains défis, selon lui, seront, entre autres, la poursuite de la formation du personnel, l’amélioration des conditions et de l’environnement de travail, le maintien en condition opérationnelle des aéronefs, la construction de bases aériennes avancées afin de travailler convenablement avec les unités terrestres en lutte contre le terrorisme. Du fait du Covid-19, informe le chef d’état-major de l’armée de l’air, il y a eu un retard dans la formation des nationaux sur certains appareils nouvellement acquis, mais des dispositions sont prises pour y remédier.  

Pour cette date anniversaire, un hommage a été rendu au général de division Ali Traoré, le premier Général de l’Armée de l’Air burkinabè décédé le lundi 28 septembre 2020 des « suites de maladies ».

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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