Burkina Faso : La formalisation de l’économie informelle en discussion à Ouaga

Le ministère en charge de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi organise du 2 au 3 novembre 2021 à Ouagadougou le Colloque national de l’économie informelle. Le thème retenu pour cette édition est : « La formalisation des emplois et des unités économiques informels dans un contexte de fragilité ». Des acteurs venus des 45 provinces du Burkina Faso vont réfléchir sur la possibilité de formalisation de leurs domaines. 

Dans le but de trouver des réponses adéquates aux problèmes auxquels les acteurs de l’économie informelle sont confrontés, le gouvernement à travers le ministère en charge de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi a institué le forum national de l’économie informelle. De cette rencontre, le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a été mis en place en décembre 2019.

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Cette faitière de l’économie informelle devient alors le principal interlocuteur avec le gouvernement et les autres partenaires. Du 2 au 3 novembre 2021, se tient le colloque national de l’économie informelle sous le thème « La formalisation des emplois et des unités économiques informels dans un contexte de fragilité ».

A l'ouverture du Colloque national de l’économie informelle
A l’ouverture du Colloque national de l’économie informelle

Il s’agit de réfléchir avec des experts et l’ensemble des acteurs nationaux pour trouver la meilleure option de formalisation de l’économie informelle. Le président du CNEI-BF, Salifou Nikiéma, dit attendre beaucoup des conclusions de ce colloque.

« L’économie informelle constitue de nos jours une des soupapes sociales de par son apport en termes de création d’emplois. Cependant, il souffre d’un accès restreint à un ensemble d’outils productifs dont le financement, des infrastructures, l’information technique et managériale », a-t-il relevé. 

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Ce colloque connaitra la participation de l’Organisation internationale du travail (OIT) basée en Côte d’Ivoire. Frédéric Lapeyre, directeur du Bureau pays de l’OIT, a indiqué que la pandémie de covid-19 et l’insécurité impactent négativement l’activité des acteurs de l’économie informelle. 

Pour lui, si l’économie informelle est impactée cela va jouer dans la vie de plusieurs personnes. Comme solution, il propose la formalisation de l’économie informelle. « La formalisation de l’économie informelle, ce n’est pas payer des impôts, mais c’est de réduire la vulnérabilité des acteurs, d’améliorer la productivité et l’accès au marché », a-t-il expliqué. 

le ministre en charge de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, Salifo Tiemtoré
Salifo Tiemtoré,  ministre en charge de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi

A l’ouverture du colloque, le ministre en charge de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, Salifo Tiemtoré a rappelé que selon l’enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel en 2018, la proportion de l’emploi informel par les secteurs non agricoles est de 89,3%. Et près de 6 personnes sur 10 exerçant dans le secteur informel sont des jeunes.

Cependant, ce secteur présente de nombreuses insuffisances à savoir la faible productivité des acteurs et la précarité des emplois. « Nous devons approfondir nos actions structurelles visant à accompagner les entreprises informelles à se formaliser progressivement afin de créer des emplois productifs et décents », a souligné Salifo Tiemtoré.

A l’écouter, il s’agit de trouver des mesures spécifiques pour accompagner les acteurs du secteur informel à renforcer leur résilience.

Jules César KABORE

Burkina 24

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